Au Café du Temps Perdu

Inspiré de l'œuvre de Salvatore Adamo


Adamo ou l’Art de transmettre

 

“Transmettre” est l’un des plus beaux verbes de la langue française. Il porte en lui tout ce qui fait une société soucieuse de se pérenniser, fière de ses acquis et consciente de la nécessaire adaptation au fil du temps, naturellement intergénérationnelle et volontairement responsable.

 

Non pas une responsabilité unilatérale, mais plutôt un partage. Car, si l’un transmet, l’autre accepte de recevoir pour faire du “don” une nouvelle part de lui, nourrie de l’esprit du “donateur”.

 

“Transmettre” est audacieux et perturbant, périlleux et riche, émouvant et éprouvant.

 

C’est pourtant ce qu’Adamo a décidé de réaliser : accepter un autre regard sur son œuvre, toute son œuvre, en la laissant entre les mains à la fois d’amis artistes comme lui et à de jeunes auteurs-compositeurs-interprètes.

 

Au Café du Temps Perdu est une aventure humaine d’aujourd’hui, interprétée par un groupe d’artistes d'aujourd'hui, redécouvrant les chansons de Salvatore Adamo.

 

Au Café du Temps Perdu est une œuvre inédite.

 

Une dramaturgie -écrite par Benoît Coppée- crée un fil sur lequel viennent s’enfiler les perles que sont les œuvres de Salvatore Adamo.

 

L’œuvre globale étant le collier.

 

Je cite quelques phrases des liminaires de Benoît Coppée :

 

« Je me suis laissé toucher par les éléments biographiques de la vie de l’artiste parmi lesquels j’ai pointé l’Amour, les Racines, la Migration. J’ai été touché par les drames de sa vie. Je me suis dit : « Pendant ce temps, l’artiste, Salvatore Adamo, s’est créé, a grandi, a posé les bases de son métier, a écrit, a chanté… » 

 

J’ai continué à métaboliser le triangle « Amour-Racines-Migration ». Il m’est apparu que la problématique des migrants -telle qu’on la connaît aujourd’hui aux frontières de l’Europe- pourrait symboliser avec force et acuité les trois pointes de ce triangle « Amour-Racines-Migration ».

 

Je me suis dit que le jeu des opposés pouvait créer l’onde principale du collier (le fil et les perles). Le fil (les 19 Aquarelles) serait dur, rude, abrupte, terrible, en plein cœur de l’actualité. Les perles (les chansons d’Adamo) seraient solaires, aériennes, universelles, intemporelles…

 

J’ai décidé une unité de temps, de lieu et d’action afin de cadrer mon propos. Nous vivrons une traversée (de la mer Méditerranée) selon le point de vue de différents personnages : les migrants et les protagonistes de leur mise ou sauvetage en mer.

 

Albert Delchambre

Pour Les Amis d'Albert Delchambre - AMIDEL